Comment écrire ton récit de vie peut être une libération émotionnelle
Dernière mise à jour : 2 oct.

J’ai survécu à l’incendie. Mais pas les six victimes. Pendant 27 ans, j’ai continué à vivre en état d’alerte.
La vie avançait. Je travaillais, je devenais maman, je traversais des deuils, des séparations, des changements. De l’extérieur, on pouvait voir une femme qui continuait son chemin.
À l’intérieur, il y avait une autre histoire.
Aujourd’hui, quand je parle d’écrire ton récit de vie, je pense aussi à cette histoire. Celle qui ne tient pas dans une liste de dates. Celle qui raconte ce que tu as ressenti, ce que tu as gardé pour toi et ce que tu comprends maintenant avec un peu de recul.
Mettre son vécu en mots peut ouvrir un espace pour déposer des émotions et donner du sens à son parcours.
C’est dans cet esprit que je t’invite à découvrir l’écriture : avec douceur, curiosité et la liberté d’avancer à ton rythme.
Derrière les événements, il y a la vie que l’on porte
Je suis originaire de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. Mon histoire s’est construite là, avec mes racines, ma sensibilité et cette intensité que je comprendrais beaucoup plus tard.
Le 19 octobre 1986, à 23 ans, j’ai survécu à une explosion et à un incendie qui ont coûté la vie à six personnes. Des collègues de travail, des enfants.
Après, il y a eu la suite. Une suite qui a duré 27 ans sous le poids du stress post-traumatique : l’anxiété, les phobies, l’hypervigilance. Cette façon d’être toujours sur ses gardes, même lorsque la vie semble avoir repris son cours.
Ma fille est née en 1987.
En 1995, mon frère est décédé subitement, à 25 ans. En 1999, je me suis séparée du père de ma fille après 14 ans de relation. Ensuite, une relation de dix ans a aussi fait partie de mon parcours.
Pendant ce temps, je travaillais. Mon chemin professionnel m’a menée de la pharmacie à la protection de la jeunesse, au milieu scolaire, à l’hôpital et à la réadaptation, puis aux services municipaux, où j’ai passé 12 ans.
Énumérés ainsi, ces événements prennent quelques lignes. Les vivre a pris des années.
C’est une distinction qui me touche dans le récit de vie. Une date indique quand quelque chose s’est produit. Les mots permettent de raconter comment on l’a traversé.
En 2013, il a fallu m’arrêter
En 2013, la dépression m’a arrêtée. Quatre mois d’arrêt de travail. Du repos, un traitement antidépresseur et des rencontres hebdomadaires avec un psychiatre, avec qui j’ai pratiqué l’EFT.
Ma reconstruction a demandé du temps et du soutien. Je me suis ensuite formée à l’EFT, au marketing en ligne, à la cohérence cardiaque. Puis j’ai commencé à créer des ateliers et à accompagner d’autres personnes.
Il y a aussi eu des départs : des relations, une maison, un emploi, ma famille, mes animaux de compagnie, ma ville natale.
J’ai quitté la Gaspésie avec Tocson, mes meubles et ce que la vente de ma maison me permettait d’emporter vers une nouvelle vie. Je me suis installée à Lévis pour me reconstruire et m’ancrer autrement.
Raconter ces étapes aujourd’hui me permet de les mettre en relation. De voir le chemin entre la femme qui avançait comme elle pouvait et celle qui prend maintenant la parole.
Dans un récit de vie, il y a de la place pour les décisions difficiles, les détours et les recommencements. Tu peux aussi y reconnaître les petits gestes qui t’ont aidée à tenir. Ceux qui paraissent ordinaires, mais qui ont compté énormément.
Comprendre ma différence et lui faire une place
À 60 ans, la découverte de mon haut potentiel intellectuel, le HPI (neurodivergence), a éclairé une autre partie de mon histoire.
Ma pensée en arborescence. Ma sensibilité. Mon intensité. Ce sentiment de décalage qui m’accompagnait depuis longtemps.
J’avais enfin des mots pour mieux comprendre mon fonctionnement.
Cette découverte a nourri mon livre Mon cerveau est à part. Et elle m’a donné une autre façon de regarder la femme que j’avais été.
Mon cerveau, lui, n’a pas cessé d’ouvrir plusieurs dossiers à la fois. Disons que je connais un peu mieux le fonctionnement du bureau !
C’est aussi ce que peut offrir l’écriture autobiographique : un espace pour revisiter une période avec ce que tu sais aujourd’hui. Tu peux raconter ton incompréhension d’autrefois et y ajouter le regard que tu portes maintenant sur toi. Sans exiger de la personne que tu étais qu’elle ait déjà toutes les réponses.
Des expériences de vie aux mots que je transmets
Mon parcours m’a amenée à explorer le deuil, le pardon, le détachement et le retour à soi. Ces thèmes traversent mes livres, dont Deuil, pardon et détachement, mes textes et mes accompagnements.

En mai 2025, une expérience d’hypnose régressive ésotérique (HRE), a marqué un tournant personnel dans ma façon de me percevoir et de percevoir la vie. J’y ai trouvé un langage pour explorer ce que j’appelle les « interférences » : ce qui, dans mon expérience, brouille le rapport à soi, aux pensées et aux choix. Ce regard appartient à mon cheminement personnel.
Ces réflexions ont aussi nourri mon univers d’écriture, notamment Le jeu invisible, d’abord publié sous le titre Buffet à volonté. Le roman initiatique me permet d’explorer ces questions à travers des personnages et une histoire.

Aujourd’hui, mes livres, mes Lettres Retour à Soi et mes accompagnements prolongent cette envie de comprendre et de transmettre. La paix, la joie et la légèreté y prennent une place de plus en plus importante.
Je continue d’apprendre à respecter mon rythme, à me reposer et à demander de l’aide. Même lorsque ma tête a déjà préparé trois nouveaux projets pendant la pause.
Avoir un fonctionnement neurodivergent, c'est comme ça !
Écrire ton récit de vie : un espace pour déposer et comprendre
Quand je parle de libération émotionnelle par l’écriture, je pense à la possibilité de nommer ce qui était resté confus, de reconnaître une peine ou de laisser enfin de la place à ton propre point de vue.
Tu peux commencer par les faits, puis découvrir que la phrase la plus importante est ailleurs : dans ce que tu aurais aimé dire, ce que tu n’avais pas compris ou ce dont tu es fière aujourd’hui.
Le mot « libération » peut désigner quelque chose de très simple : une émotion qui trouve ses mots, une histoire qui devient plus claire, la permission de dire « pour moi, c’était difficile ».
L’expérience varie d’une personne à l’autre. L’écriture n’a pas, à elle seule, assuré ma reconstruction, et mon accompagnement à l’écriture ne remplace pas un suivi psychologique. Mais mon coffre à outils peut être d'une immense aide, au besoin.
Si un souvenir devient trop éprouvant, tu peux t’arrêter et chercher le soutien dont tu as besoin.
Tu gardes le choix de ce que tu racontes, de ce que tu conserves pour toi et de ce que tu souhaites partager.
Ton histoire contient aussi de la joie
Il y a les blessures, oui. Et il y a tout le reste.
Une recette qu’on préparait sans jamais rien mesurer. Une chanson dans l’auto. Une rencontre qui a changé la suite. Un fou rire dont on se souvient encore, même si personne ne sait vraiment expliquer ce qui était si drôle.
Ces souvenirs ont leur place dans ton récit. Écrire ta vie peut aussi te ramener vers ce qui t’a fait du bien : les liens, les élans, les petites victoires et les moments où tu t’es sentie pleinement toi-même.
Pour tes proches, ces détails peuvent devenir précieux. Ils donnent une voix, une couleur et une présence à ce que tu souhaites transmettre.
Et ton texte peut tout simplement rester à toi. Tu n’as pas à décider de sa destination avant d’avoir écrit la première page.
Comment commencer à écrire ton histoire ?
Je te propose de choisir un souvenir que tu te sens prête à approcher aujourd’hui. Il peut être heureux, tendre ou simplement vivant dans ta mémoire.
Commence par cette phrase : « Quand je repense à ce moment de ma vie, ce qui me revient d’abord, c’est… »
Laisse venir quelques lignes.
Un lieu.
Une odeur.
Une personne.
Puis demande-toi : qu’est-ce que ce souvenir représente pour moi aujourd’hui ?
La correction peut attendre.
La chronologie aussi.
Tu pourras remettre de l’ordre plus tard. Pour l’instant, tu fais une place à ta voix.
Un souvenir à la fois, c’est déjà une façon de commencer à écrire son récit de vie vers une libération émotionnelle
Au fil de ma vie : je t’accompagne à trouver tes mots dans des écris de ton récit de vie
Mon parcours et mon travail de rédactrice m’ont amenée à créer Au fil de ma vie, un accompagnement pour les personnes qui souhaitent mettre leur histoire en mots.

Tu as peut-être des carnets remplis de souvenirs, quelques pages commencées ou simplement l’envie de laisser une trace à ceux que tu aimes.
Je t’aide à clarifier ton projet, à faire émerger les souvenirs et à organiser ton récit.
Je te propose des questions et des pistes d’écriture, puis je t’accompagne dans la relecture et la correction en respectant ta voix.
Ton projet peut prendre la forme d’un récit de vie, d’un carnet, de lettres à transmettre ou d’un texte que tu garderas pour toi. Tu n’as pas besoin de viser la publication pour lui donner de la valeur.
Mais tout est possible... Offrir des conférences est ton rêve ? Un livre contenant ton récit de vie sera ta carte d'affaires magnétique.
Si tu sens qu’une histoire attend ses mots, je t’invite à découvrir l’accompagnement AU FIL DE MA VIE et à m’écrire pour en discuter.
Tu peux commencer avec ce que tu as, là, maintenant. Même si ce n’est qu’un souvenir et l’envie de lui faire une place.
Marie-Josée St-Pierre, auteure et rédactrice à Lévis.

👉 Si cet article a mis des mots sur quelque chose que tu ressentais dans ton processus de sortir du New Age, sans réussir à l’expliquer…
👉 Si tu t’es reconnu·e dans cette sensation que « ce n’est pas juste la relation, mais quelque chose qui s’amplifie»...
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